PokéPark KANTO s’installe dans Yomiuriland, à Tokyo, avec une promesse simple, vivre Pokémon en version parc à thème, entre une zone nature et une zone urbaine. L’ouverture au public est annoncée pour 2026, dans l’aire de Tama, et le projet est présenté comme une collaboration entre The Pokémon Company et l’exploitant du site. Le nom renvoie à la région fictive de Kanto, décor historique des versions Rouge, Bleu et Jaune. Sur le terrain, l’organisation est déjà très cadrée, billets, accès limités, gestion via smartphone. Tu n’es pas sur une balade libre façon fête foraine, tu es sur un dispositif pensé pour canaliser des flux importants, avec des créneaux, des loteries pour certains shows et des achats additionnels pour des attractions. C’est efficace pour l’exploitation, mais ça demande un minimum de préparation avant de venir.
Pokémon Forest s’étend sur 500 mètres à Yomiuriland
La pièce maîtresse, c’est Pokémon Forest, une zone décrite comme une nature dense, conçue pour se parcourir à pied. Le tracé annoncé dépasse 500 mètres, avec des chemins d’herbe, des tunnels et des pentes.
D’après le spécialiste des Pokémon Cartesia-Shop :
L’idée n’est pas de traverser vite, mais d’explorer, de tomber sur des scènes disséminées, et de repérer des détails dans le décor, un format qui rappelle davantage un parcours d’observation qu’une attraction à sensations.
Le parc insiste sur des micro-récits qui se jouent dans les mises en scène. Lors d’une visite guidée présentée par l’équipe Pokémon, des exemples sont donnés, un Rattata qui tente d’avertir un Oddish trop distrait près d’un rebord, ou un Meowth endormi au bord d’une plateforme. Ce type de narration visuelle récompense ceux qui prennent le temps, mais si tu viens en mode « je veux tout voir en une heure », tu risques de passer à côté.
Détail très concret, certains passages sont sombres, et il est explicitement suggéré que la lampe torche du téléphone peut servir dans un tunnel. Ça donne un indice sur l’ambiance, plus immersive que « plein soleil, statues, selfie ». Un spécialiste des parcs interrogé par nos soins, Marc, consultant en exploitation, résume, « quand tu ajoutes de l’obscurité et des indices, tu crées de l’attention, mais tu rallonges aussi le temps de visite, et donc la pression sur les jauges ».
Sedge Town propose deux attractions payantes à 1200 yens
À côté de la forêt, Sedge Town joue la carte du bourg animé, avec des points de rencontre, des services et des activités. Deux attractions y sont annoncées, et elles demandent un billet séparé, vendu au marché des dresseurs. Tarif public, 1200 pour les adultes et 800 pour les enfants, par attraction. On est sur une logique classique de parc, entrée principale, puis dépenses à la carte selon les envies.

La première, Pika Pika Paradise, est présentée comme un manège aérien, avec une mise en scène « alimentée » par 30 Pokémon de type électrique. La seconde, Vee Vee Voyage, prend la forme d’un carrousel tiré par Ponyta, Rapidash et Évoli. Ce sont des attractions familiales, pas des montagnes russes, et le choix est cohérent avec une clientèle intergénérationnelle. Mais il faut intégrer le coût, une famille de quatre peut vite additionner les options.
Le Sedge Gym accueille aussi des shows, des parades et des rencontres, avec un point important, l’entrée au show du gymnase passe par un système de loterie. C’est pratique pour éviter les bousculades, mais c’est frustrant si tu as fait le déplacement pour un créneau précis. Marc, habitué des grands événements, nuance, « la loterie protège l’expérience, mais elle casse l’idée de maîtrise, tu peux ressortir en ayant payé ton transport sans avoir vu le show que tu visais ».
L’appli officielle gère billets, loteries et accès limités
Le parcours est très « smartphone-first ». L’Official PokéPark KANTO app permet d’afficher des codes pour les billets achetés, de regrouper des billets de groupe et de s’inscrire à des billets à accès limité, par exemple pour entrer dans la boutique ou pour certaines rencontres et animations. Sur Google Play, l’application affiche plus de 5 000 téléchargements et une mise à jour datée du 18 mars 2026, signe que l’outil est maintenu à l’approche de l’ouverture.
Pour se repérer, l’appli intègre une carte avec la localisation des zones et attractions. C’est utile dans un site qui mélange forêt, town et points d’intérêt, surtout quand tu dois enchaîner des créneaux. Le revers, c’est la dépendance au téléphone, batterie, réseau, confort d’usage. Le parc prévoit aussi des règles et des services via son site officiel, avec une logique d’information centralisée, calendrier, billetterie web, horaires et annonces opérationnelles.
Autre élément à anticiper, le billet standard, présenté comme un Trainer’s Pass, démarre à 7900 pour les adultes et 4700 pour les enfants. Il inclut un accès libre à Sedge Town, mais impose une restriction horaire, à créneau, pour Pokémon Forest. On comprend l’objectif, lisser l’affluence sur le parcours nature. Mais pour les visiteurs, ça impose une journée plus planifiée que spontanée, et ça change la façon de « flâner » dans un univers Pokémon.



